La falaise et les bords de Vère

  • Les origines préhistoriques de Larroque se comprennent par les nombreuses grottes qui percent la falaise calcaire jaune/orange et un petit campement néolithique au bas du chemin allant vers Puycelsi (La Rouquette).

A proximité se trouve la grotte du Rouzet, dans laquelle ont été trouvé des artefacts du néolithique (pointes de flèche en silex, objet en os etc…)

Plus tard, pendant la guerre de Cent Ans, les habitants de Puycelsi se sont cachés dans cette grotte. Un mur protecteur en pierre fut construit devant son entrée (encore existant).

Au sommet de la falaise, dans les bois autour de Mespel se distinguent les nombreux tumulus de l’âge de bronze.

  • Le nom du village a changé à travers les temps. En 1973, le village s’appelait Laroque (en occitan La Roca), puis en 1801, La Roque.

Larroque est située au bord de la Vère, rivière nourricière puisque la pêche y est pratiquée et dont la force motrice est utilisée notamment pour le fonctionnement des moulins à plâtre.

En 1930, une crue centennale a obligé le boulanger a démonté une partie de son plancher pour hisser son cheval piégé par les eaux de la Vère et les habitants n’osaient pas emprunter le pont de pierres, de peur de voir celui-ci s’effondrer sous la pression de l’eau.

De 53,3 km de longueur, la Vère prend sa source à Taïx, dans les coteaux entre Albi et Carmaux, département du Tarn, non loin des anciennes mines de charbon de Carmaux. Elle se jette dans l’Aveyron à Bruniquel (Tarn-et-Garonne) en aval des gorges de l’Aveyron.

À l’inverse de la plupart des autres cours d’eau du bassin du Tarn, la Vère est une rivière peu abondante.

Le débit de la rivière à Bruniquel est de 2,14 m3/s.

La Vère présente des fluctuations saisonnières assez marquées, avec une période de hautes eaux d’hiver et de printemps portant le débit mensuel moyen à un niveau situé entre 3,08 et 4,88 m3/s, de décembre à avril inclus (avec un maximum en février). Dès le mois de mai, le débit diminue rapidement ce qui mène à la période des basses eaux qui va de juillet à septembre, accompagnée d’une baisse du débit mensuel moyen allant jusqu’à 0,244 m3/s au mois d’août, ce qui est fort peu pour un cours d’eau de cette taille. Cependant les fluctuations de débit peuvent être plus importantes encore certaines années.

La gestion de la rivière est assurée par le syndicat mixte de bassin Cérou-Vère